9 janvier 2009

BIENVENUE SUR L’ORTS

OFFICE DE RADIOTELEVISION SARKOZIENNE
Il n’y a plus de publicité sur France Télévisions. Mais faut-il s’en réjouir pour autant ? Avec cette réforme, le gouvernement a surtout taillé le gâteau aux chaînes privées qui vont récupérer les profits de la télévision publique. Ces mêmes chaînes privées ont bénéficié d’un rabais sur la taxe de 3 % prévu initialement dans le projet. La taxation sera limitée à 1,5% de leurs recettes. Les députés de la majorité UMP ne refusent rien aux amis du Président Sarkozy, les groupes Bouygues et Bolloré.

La suppression de la publicité signe l’enterrement du secteur audiovisuel de qualité. Seules les chaînes publiques prenaient le risque de diffuser des émissions culturelles. Mais cela nécessite des moyens conséquents. Aujourd’hui, elles ne pourront plus le faire car elles devront combler l’espace laissé libre par la suppression des publicités. Il y a donc une équation impossible pour les chaînes publiques qui devront faire plus avec moins. De surcroît, l’Etat n’a apporté aucune garantie sur l’avenir du budget de la télévision publique.

Autre motif d’inquiétude, les dirigeants de l’audiovisuel public seront dorénavant nommés et révoqués par le Président. Ils n’auront plus aucune liberté d’expression à l’encontre du gouvernement. Sinon ce sera la porte. France Télévisions deviendra fatalement la télévision du pouvoir comme jadis l’ORTF. A terme, les citoyens n’auront plus accès à une information neutre et de qualité sur le service public. En attaquant le 4ème pouvoir, celui des médias libres et indépendants, le Président Sarkozy est en train de museler la démocratie. C’est un retour en arrière de près de 40 ans.

6 janvier 2009

BONNE ANNEE 2009 !

Après une année difficile, la période des fêtes est un bol d’air où l’on retrouve les siens. Malheureusement, la fin de l’année a eu un goût amer pour les salariés touchés par les licenciements et les chômages techniques massifs. Des familles entières sont aujourd’hui à la merci de la précarité et de la misère. Le rôle du Conseil Général est d’être aux côtés des Nordistes et en particulier des plus fragiles. Nous avons une immense responsabilité, celle de protéger et de préparer l’avenir. Aussi les projets du gouvernement alimentent notre inquiétude. La réorganisation des échelons territoriaux ne peut conduire à la suppression pure et simple du Département. Qui poursuivra nos missions d’éducation, de réinsertion et d’aide aux personnes si nous disparaissons ? et avec quel budget ? En 2008, les Nordistes nous ont largement renouvelé leur confiance. Ce soutien est notre meilleure arme pour continuer le combat et construire un Nord solidaire, un Nord de l’ambition et de la réussite pour tous. Nous savons que les Nordistes savent se serrer les coudes car ils sont attachés aux valeurs d’égalité et de solidarité. C’est dans l’effort collectif que nous avons toujours trouvé les forces de notre réussite. Cette combativité doit encore nous servir d’exemple pour affronter ensemble les défis de 2009.

Je souhaite que cette nouvelle année soit riche en évènements heureux pour vous et vos proches. Je vous adresse tous mes vœux de santé et de bonheur.
Didier MANIER

18 décembre 2008

ATTENTION AU DIMANCHE…

Précarisation, retraite à 70 ans et maintenant travail du dimanche, c’est le retour aux Temps Modernes de Charlie Chaplin. Le travail du dimanche, c’est la dernière trouvaille du Président Sarkozy. Pourtant, on sait bien que cette réforme n’aura aucun effet sur la croissance. L’argent dépensé le dimanche ne le sera pas le reste de la semaine car ce ne sont pas les salariés – touchés par la baisse du pouvoir d’achat, par le chômage technique et les licenciements – qui pourront profiter de cette ouverture dominicale.

Le travail du dimanche est inefficace sur un plan économique. Aucun doute là-dessus. Par contre, il représente une grave menace sociale. Les salariés du commerce n’auront pas d’autre choix que de se plier aux exigences du patron. Sinon ce sera la porte. En cette période de crise, personne n’est irremplaçable. Comme lot de consolation, les employés espèrent peut-être une majoration de leur salaire. Mais il faut se rendre à l’évidence, les compensations seront maigres voire inexistantes. Nous sommes loin du travailler plus pour gagner plus !

Au 19ème siècle, les ouvriers devaient mener une existence laborieuse. Ils n’étaient qu’un outil de production corvéable à merci. La loi de 1906 sur le repos dominical était juste car elle dédommageait la pénibilité du travail. Elle le demeure. Aujourd’hui, nous avons un espace en dehors du travail. Le dimanche nous permet de gagner un peu de liberté sur la vie. Les parents peuvent s’occuper de leurs enfants. Les jeunes gens peuvent sortir. Chacun peut avoir un peu de temps devant soi. Le dimanche n’est pas un jour comme un autre. Il fait vivre le lien social, celui des associations sportives et culturelles.

Notre projet de société n’est pas celui de la marchandisation débridée. Nous continuons de penser que l’humain doit primer sur le tout économique. Les socialistes défendent un autre horizon commun, celui d’une société plus juste et fraternelle. Notre dimanche doit rester libre !