18 décembre 2008

ATTENTION AU DIMANCHE…

Précarisation, retraite à 70 ans et maintenant travail du dimanche, c’est le retour aux Temps Modernes de Charlie Chaplin. Le travail du dimanche, c’est la dernière trouvaille du Président Sarkozy. Pourtant, on sait bien que cette réforme n’aura aucun effet sur la croissance. L’argent dépensé le dimanche ne le sera pas le reste de la semaine car ce ne sont pas les salariés – touchés par la baisse du pouvoir d’achat, par le chômage technique et les licenciements – qui pourront profiter de cette ouverture dominicale.

Le travail du dimanche est inefficace sur un plan économique. Aucun doute là-dessus. Par contre, il représente une grave menace sociale. Les salariés du commerce n’auront pas d’autre choix que de se plier aux exigences du patron. Sinon ce sera la porte. En cette période de crise, personne n’est irremplaçable. Comme lot de consolation, les employés espèrent peut-être une majoration de leur salaire. Mais il faut se rendre à l’évidence, les compensations seront maigres voire inexistantes. Nous sommes loin du travailler plus pour gagner plus !

Au 19ème siècle, les ouvriers devaient mener une existence laborieuse. Ils n’étaient qu’un outil de production corvéable à merci. La loi de 1906 sur le repos dominical était juste car elle dédommageait la pénibilité du travail. Elle le demeure. Aujourd’hui, nous avons un espace en dehors du travail. Le dimanche nous permet de gagner un peu de liberté sur la vie. Les parents peuvent s’occuper de leurs enfants. Les jeunes gens peuvent sortir. Chacun peut avoir un peu de temps devant soi. Le dimanche n’est pas un jour comme un autre. Il fait vivre le lien social, celui des associations sportives et culturelles.

Notre projet de société n’est pas celui de la marchandisation débridée. Nous continuons de penser que l’humain doit primer sur le tout économique. Les socialistes défendent un autre horizon commun, celui d’une société plus juste et fraternelle. Notre dimanche doit rester libre !

27 novembre 2008

ET MAINTENANT AU TRAVAIL !

Martine AUBRY a été élue première secrétaire du Parti Socialiste avec 102 voix d’avance. Le débat démocratique est à présent clos. Aujourd’hui, il faut se rassembler car les Français attendent une opposition crédible et déterminée.

Notre premier devoir, c’est de combattre les politiques injustes et inefficaces de la droite. Le Parti Socialiste doit être aux côtés des enseignants, des postiers, des licenciés économiques. Il doit défendre ceux qui souffrent dans leur vie quotidienne parce qu’ils sont démunis face à l’avenir.

Nous le savons, les Français sont inquiets. La récession économique frappe à notre porte. Les chiffres du chômage montent en flèche. Le gouvernement étale son impuissance. Pire, il aggrave les dégâts sociaux de la crise.

Dans ce contexte, nous avons voulu que le congrès du Parti Socialiste soit utile aux Français. Il l’a été. Nous avons retrouvé des armes pour combattre la droite et construire un projet politique authentique, ancré à gauche.

Face à un monde qui change, le Parti Socialiste doit redevenir une véritable force alternative. Nous ne pouvons plus nous contenter d’accompagner un système en crise. Nous devons être les architectes d’un nouveau modèle qui marque le retour de l’Etat et de la régulation contre les dérives et la sauvagerie du marché.

Le Parti Socialiste doit également assumer avec fierté ses valeurs d’égalité et de justice sociale. Les Français attendent un monde meilleur, plus juste et plus humain. Il faut leur redonner espoir.

Notre responsabilité est grande. Notre travail est immense. Mais nous pouvons compter sur notre force et notre unité pour redresser la barre et mettre le cap à gauche.

26 novembre 2008

MOTION CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

La majorité du Conseil Général du Nord, composée du Groupe Socialiste et du Groupe Communiste, a voté la motion contre la privatisation de la Poste. Seule l’Union Pour le Nord a voté contre.

Le projet du gouvernement veut faire de La Poste une entreprise comme les autres avec le seul souci de la rentabilité à court terme.

Pourtant, nous savons bien que le service public postal remplit plusieurs missions essentielles pour nos concitoyens : celle de l’acheminement du courrier avec des tarifs identiques quelque soit le destinataire, celle de l’aménagement du territoire avec la présence de bureaux dans les zones isolées et celle de la solidarité avec le service bancaire universel.

La privatisation de La Poste portera atteinte au principe du service public postal et aux missions qui lui sont attachées. L’entreprise sera soumise à la logique boursière et les Français subiront la dégradation de la qualité du service.

Le Conseil Général du Nord souhaite que le gouvernement revienne sur son projet de privatisation et donne les moyens à La Poste de se moderniser pour continuer de rendre ses services aux Français.