17 juin 2009

La loi HADOPI censurée ! Les libertés publiques protégées !

Le combat des socialistes contre la loi HADOPI est récompensé. Le Conseil Constitutionnel vient de la censurer suite à la saisine de nos parlementaires.

« HADOPI », c’est le nom du projet du gouvernement censé combattre le téléchargement illégal. En cas d’infraction, il était prévu une peine de suspension de l’abonnement internet et le paiement d’une amende.

Sous prétexte de protéger les auteurs, la loi: défendait les seuls intérêts financiers des grosses majors.

Cette loi était une nouvelle arme dans l’arsenal du tout répressif. Le gouvernement choisissait de criminaliser les internautes plutôt que de garantir leurs libertés numériques.

Le Conseil Constitutionnel s’est prononcé le 10 juin. Cette décision est cruciale pour les libertés publiques. Elle fera date.

La décision consacre deux grands principes.

La liberté d’expression et de communication est un droit supérieur aux autres droits et libertés fondamentales. Le gouvernement a tort. C’est le juge qui doit décider d’une suspension ou d’une privation de l’accès à internet. Cet accès est protégé par l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sur le droit de communiquer des pensées et des opinions. Le Conseil Constitutionnel va encore plus loin en plaçant le droit d’expression au dessus des autres droits au motif qu’il est une condition même de la démocratie. Par conséquence, on ne peut pas priver l’internaute de son accès internet sans passer par le juge.

La sanction du titulaire de l’abonnement internet est contraire au principe de la présomption d’innocence. Pour punir un internaute en raison d’un téléchargement illégal, il faut prouver que c’est lui et lui seul qui a pu commettre un téléchargement illégal en utilisant son point d’accès.

On le comprend. Cette décision est politiquement symbolique. Elle consacre une avancée majeure dans la mesure où l’accès à internet devient partie intégrante de la liberté d’expression et de communication, en somme de nos libertés publiques.

La décision du Conseil Constitutionnel souligne l’impasse dans laquelle s’est engagé le gouvernement. Il s’est enfermé dans une vision répressive de l’accès à internet. Il n’a pas su répondre à l’enjeu de la création artistique adaptée aux nouvelles technologies.

Beaucoup de temps perdu...

9 juin 2009

De la défaite à l’unité

Même s’il fallait nous y préparer, le résultat des élections européennes est décevant. Les listes UMP arrivent en tête avec 27, 9 % des voix. Le Parti Socialiste est derrière avec un score de 16, 5 %.

Dans le Nord, nous recueillons 19, 55 % des suffrages exprimés. Nous n’enverrons que deux députés au Parlement Européen.

Le chiffre le plus marquant est celui de l’abstentionnisme. Avec un taux de 59, 35 %, il a battu tous les records depuis 1979.

Il est inutile de se voiler la face. La défaite est dure. Nous devons en tirer des enseignements.

En France comme chez nos voisins, c’est avant tout l’échec de la sociale démocratie européenne. Dans un contexte de crise mondiale, nos solutions contre le libéralisme ne sont pas apparues comme un rempart. Les citoyens n’ont pas cru que l’Europe pouvait devenir un puissant levier économique et social. Le fatalisme a remporté tous les paris.

Depuis plusieurs années, l’Europe suscite le désintérêt, la défiance, voire le rejet. On se souvient du non au Traité Constitutionnel Européen en 2005. Les citoyens étaient allés votés contre une Europe lointaine, éloignée de leurs préoccupations, une Europe qui, finalement, apparaissait comme un problème plus qu’une solution. Dimanche, ils ne se sont pas déplacés. Le divorce est engagé.

Nous portons une part de responsabilité. Durant la campagne, la gauche est restée inaudible. En pleine crise, nous n’avons pas su faire passer le message du changement, le changement pour une Europe sociale.

Nous nous sommes renfermés sur l’enjeu national. C’était une erreur. Les votants se sont prononcés sur un projet pour l’Europe. Nous ne les avons pas fait rêver.

Toute une partie de notre discours ne passe plus en raison des divisions. Notre parti renvoie une image dégradée. Nous nous sommes coupés de nos concitoyens. Nous en payons aujourd’hui les conséquences.

Deux aspirations méritent d’être entendues. D’abord, la rénovation pour que le Parti Socialiste redevienne un grand parti. Retrouvons l’enthousiasme et la joie de militer. Ouvrons grand les portes et les fenêtres. Construisons l’espoir à gauche ! Ensuite, l’unité pour que le Parti Socialiste parle enfin d’une seule voix. Soyons unis. Jouons collectif. Rassemblons-nous !

Demain, il y aura d’autres batailles. Cette fois, nous les gagnerons !

2 juin 2009

DES LOGEMENTS SOCIAUX POUR LES CITOYENS EUROPEENS !

La question du logement social fait débat au sein de l’hémicycle européen. Entre 2004 et 2009, une quarantaine de rapports ont intégré la question du logement aux discussions et propositions du Parlement.

4 décisions importantes ont été adoptées sous cette législature :

- l’adoption d’une décision communautaire de compatibilité des aides d’État aux organismes HLM
- l’exclusion du logement social du champ d’application de la directive Bolkenstein sur les services dans le marché intérieur
- la reconnaissance du logement social en tant que service social d’intérêt général pour faire du logement un droit fondamental des citoyens européens
- la révision du Fonds Européen de Développement Economique Régional qui éligible les investissements en matière de performance énergétique et d’énergies renouvelables dans le logement social

En 2009, le Parlement Européen devra porter d’autres priorités :

- le logement social doit devenir un service d’intérêt général à finalité sociale pour protéger ses missions des règles de la concurrence
- favoriser l’efficacité énergétique des logements sociaux
- proposer une offre de logements sociaux équilibrée sur les territoires
- l’accès au logement social doit devenir une priorité de l’agenda social européen
- anticiper l’impact du vieillissement et l’évolution des modes de vie sur le logement social

Dans les collectivités locales socialistes, le logement social est l’une de nos grandes priorités. A titre d’exemple, le Département du Nord finance le Fonds de Solidarité pour le Logement en direction des personnes les plus fragiles. Il a mis en place l’Agence immobilière à vocation sociale pour faire face à la pénurie de logements sociaux. Enfin, avec Partenord Habitat, nous investissons dans la construction de logements et la réhabilitation de nos quartiers sur tout le territoire nordiste.

Comment faire confiance à la droite pour protéger le logement social ? En France, le gouvernement Sarkozy-Fillon réduit son budget, remet en cause les droits des locataires et porte atteinte à la mixité sociale.

Le 7 juin, avec les candidats socialistes, défendons le logement social en Europe ! 22 millions de familles européennes bénéficient d’un logement à loyer modéré dont 4 millions de familles françaises.

Notre Europe, c’est une Europe qui garantira l’avenir du logement pour tous !